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Être agile, un art qui s’apprend !

18 février 2010

Comme nous le mentionnions dans notre billet précédent, développer notre  agilité au changement est  un enjeu majeur voire incontournable. L’agilité se définit comme l’art du mouvement, de la capacité d’adaptation rapide et permanente à un environnement en profonde et rapide mutation.

L’agilité au changement découle d’une vision éclairée, d’une décision lucide et d’une volonté de passer à l’action. Individus, équipes, organisation y sont tous interpelés. Elle nous renvoie ultimement à notre capacité de percevoir rapidement les avantages du changement et à notre capacité de faire preuve de créativité pour en surmonter les obstacles.

Être agile au changement repose non pas sur un quelconque don mais plutôt sur un savoir-être et un savoir-agir, résultat d’un entraînement constant. Nos connaissances en gestion du changement sont bien sûr mises à profit. Rappelons qu’il est largement reconnu que 60 à 90 %  des changements sont des échecs. Trop souvent la gestion du changement est abordée sous l’angle des opérations et ne tient pas assez compte des personnes et de la culture organisationnelle.

Comment pouvons-nous exercer et développer notre agilité au changement ? Quelles en sont les implications ? Voici quelques points ou pistes d’actions pour commencer votre entraînement…

Exercer son agilité individuelle au changement

1. Recadrer ses  paradigmes

  • Développer le réflexe de questionner ses  paradigmes. Se  demander : Comment perçois-je la situation ? Quelles sont mes croyances ? Est-utile de penser comme cela? Est-ce que mes paradigmes limitent mon action ? Nous percevons le monde tel que nous sommes, en fonction de notre réalité individuelle, culturelle, organisationnelle. Nos paradigmes agissent comme des filtres à travers desquels nous interprétons les changements ; nos comportements (résistances, engagement) découlent de nos paradigmes.
  • Cultiver une ouverture d’esprit. Prendre le temps d’explorer une autre façon de voir la réalité. Se demander s’il y a  une façon de voir le  changement ?
  • Changer de position perceptuelle. Faire comme si j’étais par exemple un futur client, un nouvel employé, me mettre dans leurs souliers afin d’envisager le changement de leur point de vue.
  • Se mettre dans un état d’esprit d’apprentissage permanent.

«Si vous voulez changer à petits pas, œuvrez sur votre comportement; si vous voulez changer à pas de géant, œuvrez sur vos paradigmes. » Stephen R. Covey, auteur des Sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent.

2. S’exercer à voir le changement comme une opportunité de progrès, une occasion d’apprentissage versus une menace

Il ne s’agit pas ici de voir le changement à travers des lunettes roses. Au contraire. Pour agir avec souplesse et agilité, il est nécessaire de faire appel à certaines connaissances neurologiques et psychologiques en matière de gestion du changement. Du point de vue neurologique, nous sommes naturellement enclins à surestimer les côtés négatifs d’une situation et à en sous-estimer les avantages. Psychologiquement, nous abordons le changement non pas comme un nouveau départ mais bien comme une fin de ce qui existait; ceci  engendre un sentiment de perte qui génèrera, à différents degrés, des émotions qui s’apparentent à celles vécues lors d’un deuil.

Être plus agile au changement ne signifie pas que nous devions nier ou renier ces réactions, mais plutôt les reconnaître et leur laisser le temps de s’exprimer. Car vouloir les réprimer signifierait cristalliser les résistances au changement. Il faut plutôt rechercher un moyen ou une oreille pour pouvoir les exprimer.

De plus, selon les travaux de Carl Gustav Jung, notre type de personnalité influence nos réactions en situation de changement. Ainsi la nature des informations dont j’ai besoin pour donner un sens au changement variera selon mon type de personnalité, de même que mes critères de convictions pour y adhérer.

Exercer notre agilité individuelle au changement implique de connaître nos besoins en situation de changement et de proagir afin d’aller chercher les informations qui nous permettront de voir le changement plus positivement et de faire rapidement un premier pas dans notre processus d’adaptation.

Nous devons être le changement que nous voulons dans le monde. Gandhi

Consulter notre formation en gestion du changement : Influencer. Mobiliser. Changer.

questionComment réagissez-vous à l’importance  de développer votre agilité au changement ?

Avez-vous des trucs à partager ? Questions ou préoccupations ?

***N’hésitez pas à envoyer vos commentaires et questions! Si vous souhaitez qu’ils ne soient pas publiés, mentionnez-le simplement.

Dans le prochain billet, nous verrons comment exercer notre  agilité organisationnelle au changement.

signature blogue

Consultante en formation et développement organisationnel et créatrice d’expériences-employés

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